Pour sa 19ème édition, les mordus de vélo ont répondu au rendez-vous.
Pourtant cette année, le pari n'était pas gagné d'avance à cause d'une météo capricieuse et de chutes de neige tardives et abondantes, les engagements se sont faits au dernier moment.
Car pour participer à une telle épreuve, «il n'y a pas de mystère, il faut rouler, or cet hiver, ils n'ont pas pu le faire» confie Jean-Claude Eychenne le créateur de la course.
Pour autant cela n’a pas entamé l’enthousiasme des participants, bien déterminés à participer à cette grande fête du vélo.
La magie a opéré
Samedi matin, au départ de Tarascon/Ariège le soleil était au rendez-vous et la magie a opéré une fois de plus.
4105 concurrents inscrits sur trois parcours: l'Ariégeoise (160,5 km, 3 482 m de dénivelé positif), la Mountagnole (101,5km, 2 313m de dénivelé positif) et enfin la Passéjade (71,90 km, 751 m de dénivelé positif), trois parcours pour se faire plaisir et en prendre plein les yeux dans des paysages à couper le souffle car l'objectif affiché de cette cyclo montagnarde c'est avant tout de découvrir la beauté sauvage et authentique de notre département.
Une dimension internationale
Sur la ligne de départ, cette année encore beaucoup d'étrangers (16 nationalités représentées): des Américains du Wisconsin, un Finlandais, des Britanniques, les voisins espagnols bien entendu mais également un coureur originaire du Zimbabwe.
Des coureurs venus des quatre coins de l'hexagone, avec pour certains plusieurs participations à cette course devenue mythique qui s'inscrit dans les pas de la Ronde de l'Isard et du Tour de France.
Au niveau des nouveautés cette année Jean-Claude Eychenne a mis le paquet sur le chronométrage et l'assistance médicale dotée de moyens techniques modernes (9 médecins urgentistes en relation avec le CODIS).
De belles rencontres
Parmi les rencontres sur la ligne de départ, Patrice venu spécialement de l'Ile Dieu en Vendée pour découvrir le département, cette équipe de Sud Vélo de Montpellier reconnaissable avec le logo «ne jetez plus vos déchets», un cyclo de Lourdes qui essaie de venir tous les ans, l'Ariégeois Christian Eychenne, à peine le Paris Bayonne achevé, enchaîne sur cette épreuve: «la fête de l'Ariégeoise ça ne se manque pas, c'est pour moi la 15ème et cette année j'arbore le maillot du Rotary International pour sensibiliser les gens pour la lutte contre la polio»
Enfin sur un des rares tandems, Dominique et Pascal du club handisport de Colomiers. Ces deux sportifs font du vélo ensemble depuis une dizaine d'années, mais il s'agit de leur première Ariégeoise, un vrai challenge car Pascal est non-voyant: «j'ai appris le braille à l'âge de 13 ans et j'ai fait des étude de Droit (maîtrise de droit public et licence de criminologie) mais j'avais envie de me lancer un nouveau défi, sportif cette fois [...]
Faire du vélo en tandem c'est beaucoup plus difficile, cela demande une certaine osmose, on doit combiner les efforts... c'est un gage de bien vivre ensemble, nous sommes encouragés par les autres cyclistes, cela nous va droit au cœur»
Près de 650 bénévoles sur tous les parcours
Dans la montée du Port de Lers, au col de Péguère ou à Massat, ils sont toujours là, souriants et disponibles pour remonter le moral de ces forçats de la route: un verre d'eau, du ravitaillement, un mot d'encouragement quand tout va mal... sans tous ces bénévoles l'Ariégeoise n'existerait pas.
«Les deux points forts de cette course, ce sont les 650 bénévoles et le département de l'Ariège avec ses villages authentiques et ses paysages sauvages» avoue Jean-Claude Eychenne.
Parmi eux, Jeannot, 80 printemps, de l'énergie et de la générosité à revendre. «Aujourd'hui je fais la circulation à Auzat et samedi prochain ce sera au col de Pailhères pour le Tour de France»
Pour Jeannot, le vélo c'est une grande histoire d'amour: «quand j'étais jeune je montais au col de Port tous les matins avant d'aller travailler; aussi à 20 ans j'ai été sélectionné pour le championnat de France à Paris puis le grand prix des provinces à Montlhéry. Je m'entraînais avec Jacques Dupont, un professionnel originaire de la vallée... toute une époque !»
Plongé dans son regard bleu azur on revit à travers lui cette passion de la petite reine.
Une arrivée au pied du Montcalm
Tous les deux ans, le village de l'Ariégeoise s'installe sur la plaine des sports d'Auzat. Des stands colorés, une ambiance festive et le public toujours plus nombreux pour encourager les concurrents.
Pour Bernard Piquemal, maire d’Auzat et président de l’ADT, «l’Ariégeoise met en vitrine tous les atouts de notre département. 4000 cyclistes et des centaines d’accompagnants, cela fait autant de familles qui font connaissance avec notre territoire et qui auront peut-être envie d’y revenir… c’est bon pour le tourisme et bon pour l’économie locale !»
Le jeune Pavel Sivakov 17 ans, du club de Saint Gaudens, a remporté la Mountagnole en 3h21'05''. Beau résultat pour une première participation.
Sur l'Ariégeoise, la lutte entre l'ancien professionnel Mathieu Perget, aujourd'hui à l'US Montauban, et Loïc Herbreteau s'est terminée à l'avantage de ce dernier qui a coupé la ligne d'arrivée quatre minutes plus tôt que son poursuivant. «Je voulais prendre ma revanche sur l'an passé au plateau de Beille, j'étais en tête mais j'ai eu des crampes !»
L'an prochain, l'Ariégeoise fêtera son 20ème anniversaire. Jean-Claude Eychenne et son équipe nous préparent quelques surprises pour cette édition 2014. D'ores et déjà le rendez-vous est pris.
| Quelques résultats -L'Ariégeoise 1er Loïc Herbreteau en 5h13'20'' (avec une moyenne de 30,64 km/h) 2nd Mathieu Perget en 5h17'27'' 3ème Ghislain Lapanderie en 5h23'51'' -La Mountagnole 1er Pavel Sivakov en 3h21'05'' 2nd Philippe Courtinho en 3h21'53'' 3ème Thomas Coratger en 3h23'17'' Tous les résultats sur www.cyclosport-ariegeoise.com La maison d’arrêt de Foix participe à l’Ariégeoise C’est un projet impulsé par la maison d’arrêt de Foix, monté au niveau de la direction interrégionale des sports permettant à cinq détenus, deux de la maison d’arrêt St Sulpice dans le Tarn et trois de Foix, de participer à la course. Christophe Cano, préparateur physique, intervenant depuis près de cinq ans en milieu carcéral, a suivi ce projet de près: «il y avait pour la seule maison d’arrêt de Foix 35 demandes et la sélection très rigoureuse au niveau de la Juge d’Application des peines nous a permis de sélectionner trois candidats à la sortie car ne peuvent envisager de sortir du milieu carcéral que les détenus qui ont déjà fait un certain temps de détention» Il aura fallu six mois de préparation pour mettre en place une telle opération: «deux détenus sont actuellement sur la course, ils ont l’habitude de participer à des courses en extérieur et se préparent beaucoup en détention car le sport reste souvent une alternative pour évacuer le trop plein de violence ou le stress de l’incarcération. Les détenus de Foix sont incorporés à l’équipe de bénévoles» poursuit Christophe Cano, conscient des vertus du sport en milieu carcéral. |
- Rugby ariégeois: les forces en présence en quatrième série
- Rugby ariégeois: les forces en présence en troisième série
- Résultats de la Course de la Dent d'Orlu
- Rugby ariégeois: les forces en présence en deuxième série
- Rugby ariègeois: les forces en présence en première série
- Rugby ariègeois: les forces en présence en Promotion Honneur
- Un joli succès pour la 3ème Rando-Raid de l'Orsalher en VTT à Oust
- Rugby: les Papas Cools transforment l'essai
- Vélo route pour le Piémont Pyrénéen: la randonnée s'achève, pas la mobilisation
- Rugby ariégeois: les forces en présence en Honneur
- Rugby ariégeois: les forces en présence en Fédérale trois
- L'Ariège aux championnats de France de Voltige Equestre



















fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





