Syndicat mixte de restauration des rivières de la plaine d'Ariège: vers une étude stratégique sur l'ensemble du bassin versant
Il y a 10 jours le département de l’Ariège était en alerte orange pluies-inondations.
Il est tombé 400m3 d’eau/secondes sur le lac de Labarre, pendant deux jours une cellule de crise était en veille à la préfecture en relation directe avec les communes à risques.
Aujourd’hui Lucien Quèbre, président du Syndicat Mixte de restauration des Rivières de la plaine de l’Ariège( SYRRPA) inspecte les berges de la rivière accompagné de Marie Berthelot et de Franck Ducasse, les deux techniciens de la structure.
«On se rend compte que les épisodes de crues sont de plus en plus fréquents d’où la nécessité d’entretenir nos rivières pour permettre un écoulement normal des eaux, c’est la mission première de ce syndicat créé en 2001. Il y a beaucoup de travail d’élagage et tous les ans un programme de travaux financés par l’Agence de bassin Adour-Garonne, le Conseil régional et le Conseil général. Pour 2014 nous avons prévu 37km de rivière à entretenir»
Aujourd’hui les syndicats de rivière assurent une mission de gestion des cours d’eau qui englobe la restauration, l’entretien, le géni végétal ou encore la formation et la sensibilisation à la protection et gestion des rivières.
Des actions visant à contribuer à limiter les dégâts causés par les crues, à entretenir un aménagement paysager pour favoriser une réappropriation de la rivière par les riverains.
«Nous avons un double objectif poursuit le président du SYRPA: tout d’abord programmer des travaux préventifs afin de diminuer les bancs d’alluvions et la formation d’embâcles pour que le lit de la rivière ait un cours normal; ensuite travailler ponctuellement avec les 24 communes adhérentes à notre syndicat (travail de conseil, de maîtrise d’ouvrage et de suivi des opérations)… notre territoire d’intervention va de Crampagna jusqu’à la Haute-Garonne. Le travail de terrain est très important, notamment pour les bassins exposés aux crues»
Sur ces tronçons du bassin versant de l’Ariège il ya également la présence des centrales hydro-électriques d’EDF: «EDF collabore à l’entretien des berges en participant à notre syndicat à hauteur de 10%, sur les tronçons concernés»Une approche stratégique dédiée à la gestion durable des cours d’eau et des milieux aquatiquesMais la gestion de l’eau comme bien commun mérite dans le département de l’Ariège une attention toute particulière.
Aussi les deux syndicats (SYRRPA, SYMAR pour le Pays de Foix et la haute Ariège) ont décidé de se mettre autour d’une table pour avoir une réflexion globale sur l’ensemble du cours d’eau de l’Hospitalet à Cintegabelle, soit 117 km de rivière: «les différents syndicats ont perçu l’opportunité de travailler ensemble en lançant une étude d’un an et demi sur le bassin versant de l’Ariège.
A l’issue de cette étude, un diagnostic et des préconisations seront faîtes à l’initiative de toutes les communes pour les travaux à entreprendre. L’objectif final étant de limiter les dégâts des crues et d’aménager le paysage avec une gestion de qualité de l’espace riverain et de l’eau»
Cette étude est financée à 80% par l’Agence de l’eau Adour-Garonne, le Conseil général de l’Ariège et le Conseil régional. Le reste est pris en charge par les collectivités adhérentes au syndicat des rivières.
Courant juin 2014 un premier diagnostic sera réalisé avec restitution de ces travaux.L’eau et sa qualité: un enjeu pour l’avenirLe département de l’Ariège et ses montagnes, ses barrages hydroélectriques et ses lacs, a longtemps été considéré comme le «château d’eau» des Pyrénées.
Sa rivière éponyme qui traverse de part en part le territoire, véritable trait d’union entre la zone de montagne et les nécessités économiques, agricoles, environnementales, touristiques de la basse Ariège, mérite d’être considérée comme un véritable atout pour l’aménagement durable du territoire.
Si la ressource a paru un temps inépuisable, tout le monde a aujourd’hui conscience qu’il va falloir dialoguer avec sa fragilité et à terme avec sa rareté. «Au nom de l’intérêt général, la responsabilité commune de l’entretien d’une rivière pour qu’elle fonctionne bien et produise en conséquence une eau de qualité, engage au final l’ensemble des acteurs du territoire et suppose une action collective, organisée et cohérente comme le propose cette étude qui constituera un véritable socle de connaissances des rivières sur le plan technique et scientifique… On a besoin de l’eau mais l’eau a besoin de nous, il faut vraiment s’en occuper et ne pas laisser faire n’importe quoi»
A travers cette démarche, les trois syndicats de rivière souhaitent engager une concertation élargie aves les acteurs de l’eau et les élus du territoire pour arriver à un projet commun accepté par tous.
De cette démarche devrait aboutir une stratégie de gestion durable des cours d’eau pour les quinze années à venir.
dans la même rubrique
- Montségur, 124 habitants et un des meilleurs boulangers de France
- Pâques 2015 à Foix: des créations en chocolat qui nous font aimer l'école !
- Le Biros ce n'est pas le Pérou, mais presque
- Auzat: la section escalade du collège du Montcalm vise un podium aux prochains championnats académiques
- Éclipse du 20 mars vue de l'observatoire de Sabarat
- Éclipse partielle du 20 mars 2015: le soleil caché à près de 70% en Ariège
- Nicolas Dedieu, le troubadour du XXIe siècle à la conquête de l'Amérique
- Saverdun: Louis Rizzola remporte la Médaille d'Or Nationale au Concours des meilleurs apprentis de France
- Ariège: trois drôles de dames conjuguent leurs talents pour accompagner notre métamorphose
- Gendarmerie: une soirée avec les «experts» de l'identification criminelle
- Couserans: vos courses directement du magasin à votre domicile sans vous déplacer et sans internet
- Saint-Lary Soulan et Saint-Lary en Couserans, les faux jumeaux
- Saint-Lizier: le cloître et le Carré de l'Ange
- Saint Jean-Baptiste du Désert, le montreur d'ours d'Audressein
- Mirepoix: Jean-Marc Eychenne ordonné évêque
- Cursus 4G, un soutien scolaire nouvelle génération en Ariège











