Le pont du diable
Le «pont du diable» situé à proximité du village de Mercus, entre Foix et Tarascon-sur-Ariège surplombe le cours d'eau de l'Ariège et permet de relier la commune de Montoulieu à celles de Saint-Paul-de-Jarrat et de Mercus-Garrabet.
Une jolie promenade à pied ou en vélo (attention aux côtes redoutables) à faire par cette petite route!
Deux théories quant à l’origine du pont s’opposent radicalement. Selon certains, il remonterait au XIIIème siècle.
Selon d’autres, le pont aurait été construit en 1836 par un entrepreneur local. Les ruines de la bâtisse sur l'un de ses côtés seraient les vestiges d'un moulin.
Actuellement, le pont est soutenu par quatre arches, deux biens visibles sur le cours de l'Ariège, et deux autres comprises dans la bâtisse accolée.
Classé monument historique en 1942, le site du pont du diable est un lieu de promenade des plus agréables surplombant le rivière Ariège aux belles couleurs émeraudes et à l’atmosphère mystérieuse. Un des sites les plus romantiques du département!
L’église Saint-Louis
A proximité du «pont du diable», l’église Saint-Louis à Mercus-Garrabet est un petit bijou d’origine romane.
Particulièrement visible depuis la Nationale 20 car construite sur un piton rocheux (verrou glaciaire), l’église Saint-Genest, Saint-Louis aujourd’hui, était déjà mentionnée à la fin du XIème siècle puis fut remaniée en 1104. Elle a appartenu à l'abbaye de Saint-Sernin de Toulouse et dépendait du prieuré de Vicdessos. Sa base d’architecture romane, édifiée en granit et en grès, revêt une belle couleur dorée au soleil. Elle est joliment mise en valeur le soir grâce à un éclairage de sa base.
Elle est à trois nefs, à abside et absidioles semi-circulaires. Sur un massif calcaire, la nef est voûtée en berceau avec doubleaux, les collatéraux sont voûtés en demi-berceau. Les piliers quant à eux sont ronds sur le chœur, puis carrés ou cruciformes.
Le portail, remarquable, est orienté au sud, position fréquente des églises romanes dans ces montagnes ariégeoises; il est formé de trois voussures, dont la seconde ornée de dents de scie de faible saillie, et l'archivolte extérieure de dents de scie et de fleurons. Les chapiteaux d'un style fruste sont sculptés d'entrelacs. Le mur de l'abside est terminé par une corniche remarquable, ornée de modillons avec têtes d'animaux.
L'édifice fut agrandi vers l'ouest en 1847 et voûté, le clocher en pierres calcaires ne fut achevé qu’en 1881. Son architecture ainsi que la couverture de la nef de l’église dénotent toutefois avec le style de l’église de base romane.
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