Le Volvestre ariégeois est souvent méconnu car un peu éloigné de la capitale administrative.
Cependant riche d’une histoire de plus de 800 ans, Tourtouse sous l'ancien régime, était «terre seigneuriale des évêques du Couserans»
Un seul y résida dans la première moitié du XVIIe siècle: Bruno de Ruade, nommé en 1621 au siège du Couserans avec le titre de «prince évêque»
Il fit donc réédifier une aile de l'ancien château fort, qui était déjà en ruine à l'époque.
Pareillement, il fit reconstruire l'église sur l'emplacement de l'ancienne chapelle du château (on peut y voir encore la crypte).
De cet ancien château fort, il reste les mâchicoulis, des courtines percées de meurtrières et la crypte.
Bien que sa datation fasse encore débat (XV ou XVIe siècle?) son donjon resté intact présente dans sa partie haute une structure octogonale remarquable.
Il domine le jardin du monument aux morts qui serait probablement l'ancienne cour intérieure du château fort.
La porte de la ville est toujours en place et les remparts sont datés du XIIe-XIIIe siècle, des fouilles récentes conduites par la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) ont même permis de mettre au jour des tessons de céramique du XIe siècle.
L’église rénovée en 2005, contient un retable du XVIIe de belle facture.
Cet ensemble patrimonial exceptionnel a été classé aux monuments historiques en mai 2010 si bien que la municipalité, en relation avec ses partenaires institutionnels (Conseil Régional, Conseil général, Etat) a réalisé une étude de faisabilité pour un projet de valorisation de cette motte féodale: réhabilitation et valorisation du bâtiment (les 300m² sur trois niveaux correspondant à l'ancienne résidence de l’évêque), de l’église attenante, des vestiges du corps du logis et du donjon ainsi que des jardins qui l’entourent.
Ce site devrait à terme accueillir un théâtre de verdure et donner lieu à la création d’un sentier d’interprétation alors que le donjon serait quant à lui consolidé.
Ce dossier ambitieux a été labellisé pôle d’excellence rurale en 2011 et fait l’objet de toutes les attentions, comme l’indique Jacqueline Moran, adjointe à la culture de Tourtouse:
«Avec ce label, l’Etat finance 50% des travaux de ce projet à 400 000 euros qui nous permettra à terme de réhabiliter les vielles pierres mais également de les faire parler ou chanter dans un théâtre de verdure avec une scène, des gradins sous lesquels nous envisageons d’installer deux loges et toutes les commodités pour accueillir des artistes.
Actuellement, la CAUE nous aide à rédiger un cahier des charges pour lancer une consultation et ouvrir un concours d’architecte.
Les Bâtiments de France suivent de près ce projet et une association va voir le jour ce soir même pour mettre en place la programmation du théâtre de verdure»
Le comité de pilotage de ce projet travaille également sur le tourisme de pleine nature et les circuits que l’on peut réaliser autour de Tourtouse qui d’ici quelques mois sera une destination incontournable pour les amoureux de patrimoine historique et naturel.
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