Elections régionales 2015 : Carole Delga règle son pas sur celui de Martin Malvy

© midinews 2014
Il est bien évidemment trop tôt pour l’affirmer, mais la question peut néanmoins se poser. Si le scrutin régional paraît encore bien éloigné (vendredi, Manuel Valls s’est encore contenté d’indiquer qu’il se déroulerait d’ici la fin de l’année 2015), les états-majors s’affairent d’ores et déjà en vue de cette échéance capitale.
Car ces élections régionales de 2015 portent en elles de lourds enjeux.
Déjà, car elles feront suite à un scrutin départemental, en mars, que même les socialistes les plus optimistes redoutent au plus haut degré, tant les difficultés du gouvernement et de la majorité parlementaire s’accumulent chaque jour davantage
Ensuite, car la réforme territoriale telle qu’elle se dessine prétend offrir aux treize nouvelles régions les clés de l’administration territoriale locale.
La présidence d’une super-région telle que celle qui naîtra de l’union entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ne peut, dans ces conditions, que susciter des ambitions.
Interrogée il y a quelques jours sur l’antenne de France Bleu Toulouse, la Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire n’a pas cachée, tweets à l’appui, qu’il convenait «d’attendre la décision de Martin Malvy» et que «ce serait une décision collective».
Mais que dans tous les cas, elle s’était «toujours intéressée à la dynamique territoriale»
En clair: oui, la présidence de la «Région Midi-Pyrénées – Languedoc-Roussillon» (la nouvelle appellation n’est pas encore connue) m’intéresse mais il est trop tôt pour en parler.
Une candidate pour conduire la liste socialiste ou de la gauche plurielle
Carole Delga n’est pas une inconnue dans la landernau.
Nommée au gouvernement de Manuel Valls au mois de juin dernier, elle a réalisé son premier fait d’armes politique en devenant maire de Martres-Tolosane (Haute-Garonne) en 2008.
Deux ans plus tard, elle entre à l’Hôtel de Région sur la liste conduite par Martin Malvy. Déjà.
Entre 2010 et 2012, date de son élection à l’Assemblée nationale, elle occupe la fonction de vice-présidente du Conseil régional en charge des questions de ruralités et des technologies de l’information et de la communication. Peu après son arrivée au Palais Bourbon, elle démissionnera de son mandat régional (2013).
Aujourd’hui à la tête d’un portefeuille lui permettant d’œuvrer au contact du tissu commercial et artisanal (la première entreprise de France, si l’on en croit le slogan), Carole Delga peut se targuer de connaître les dossiers qui devraient prochainement devenir l’une des toutes premières compétences des nouvelles régions françaises.
Ajoutez à cela, une image de jeune femme (43 ans) dynamique et volontaire, et vous obtenez le profil d’une candidate en puissance pour conduire la liste socialiste (ou de la gauche plurielle) à constituer dans les prochains mois. En fonction de ce que décidera Martin Malvy, bien sûr.
dans la même rubrique
- Henri Nayrou, premier président du Conseil Départemental de l'Ariège
- Foix: l'occitan aux portes du nouveau conseil départemental
- Elections départementales en Ariège: le Rassemblement à Gauche cherche sa voie
- Pays d'Olmes: la mise en garde de Gérald Sgobbo
- Elections départementales en Ariège: un troisième tour et des questions
- Elections départementales en Ariège: les treize cantons livrent leurs vérités
- Elections départementales 2015 en Ariège: les premières réactions aux résultats du 2ème tour
- Élections départementales en Ariège: le PS l'emporte, ESA jubile, le FN prend date
- Elections départementales 2015 en Ariège: les résultats du 2ème tour
- Second tour des Elections départementales en Ariège: 44 candidats pour 22 sièges encore à pourvoir
- Canton du Val d'Ariège: le «Rassemblement à Gauche» tire sa dernière cartouche
- Elections départementales canton de Foix: les binômes PS et ESA ont sorti les calculatrices
- Elections départementales en Ariège: la nouvelle donne de «la lutte contre le Front National»
- Pays d'Olmes et Portes d'Ariège: le PS retire ses candidats pour «faire barrage au Front National»
- Elections départementales en Ariège: les enseignements et enjeux du scrutin canton par canton
- Bedeilhac: une chaîne humaine autour du Calamés pour dire non à la carrière






