Le directeur du Centre Hospitalier du Val d’Ariège Claude Lavigne ne tourne pas autour du pot: pour pouvoir trouver sa place au niveau régional, un hôpital se doit d’avoir un Pôle de chirurgie digne de ce nom.
Le CHIVA n’échappe pas à la règle. Car l’Ariège a toujours une épée de Damoclès qui pèse sur sa santé: la fuite des patients vers Toulouse.
D’où les efforts menés au sein de l’établissement «pivot» du département, pour élargir l’offre de soins proposée en chirurgie et étoffer ses équipes.
Aujourd’hui, le centre hospitalier comptabilise fièrement ses 28 chirurgiens, «on n’avait jamais atteint ce niveau» se félicite Claude Lavigne, «4 ont été embauchés l’année dernière»
Un travail de longue haleine puisque les recruter est difficile, «il a fallu innover. Nous avons formé un groupement de collaboration sanitaire public-privé en urologie. Nous avons recruté des chirurgiens cliniciens. Mais nous avons aussi poursuivi le recrutement de praticiens publics»
Des spécialités qui n’existaient pas sont aujourd’hui proposées aux patients (l’urologie par exemple). Et d’autres ont été renforcées.
Le panel s’est élargi: de la chirurgie viscérale et digestive, à l’ortho-traumatologique, la chirurgie ophtalmique, ORL, urologique, stomatologique, vasculaire ou encore gynéco-obstétrique.
«Notre job n’est pas non plus de tout faire» prévient aussitôt Claude Lavigne. Ainsi le docteur Jean-Pierre Materre précise, «bien sûr il faut aller à Toulouse pour la chirurgie cardiaque, les grands brûlés, les dons d’organes ou encore la neurochirurgie»
En parallèle, la tendance est à développer la chirurgie ambulatoire (les personnes rentrent directement chez elles, sans passer la nuit à l’hôpital).
Mais pas dans n’importe quel domaine, pour des actes tels que l’opération des dents de sagesse ou la chirurgie de la cataracte.
Autre argument à la création d’un Pôle de chirurgie: le domaine de plus en plus technique (et donc coûteux) demande d’investir constamment pour rester à la page.
Ainsi, de 2008 à 2011, 669 000€ ont été consacrés à l’achat de matériel.
Exemple avec un «système de navigation» acquis pour les opérations du genou, qui permet de poser des prothèses en étant assisté par ordinateur.
Et pour qu’un service de chirurgie fonctionne, «il faut un plateau technique, avec du personnel, des anesthésistes (ce qui posait problème à Lavelanet depuis quelques temps)» note Jean Paul Gaestel, chirurgien gynécologue.
Le CHIVA compte 8 salles d’interventions et une salle de réveil.
«Il faut aussi une population suffisante pour justifier une activité» poursuit le médecin.
Pour pouvoir pratiquer la chirurgie en cancérologie par exemple, les hôpitaux doivent respecter des seuils d’activité minimale annuels.
«Cette logique tendra à s’appliquer aux autres spécialités dans les années à venir» précise Claude Lavigne.
Dans ce cadre, quelle sera donc la place des autres hôpitaux de proximité de l’Ariège (le CHPO de Lavelanet et le CHAC de Saint-Girons)?
A Lavelanet, l’abandon de la chirurgie traditionnelle est sans appel pour Claude Lavigne, qui plaide pour un maintien de la chirurgie ambulatoire «le plus longtemps possible»
L’heure est à la «coordination départementale»
Car même pour le CHIVA, rien n’est acquis selon le directeur, «il ne faut pas se faire d’illusion. Si la chirurgie n’est pas regroupée au niveau d’un département, ça partira à Toulouse»
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